En cinq ans, la canne de tir 4 Stable Stick a conquis le cœur des chasseurs à l’approche dans le monde entier. Il était temps d’aller encore plus loin, avec une académie de tir qui porte vos capacités à 300 mètres.

C’est au Domaine de Boismorand, une propriété privée clôturée de 650 Ha située au nord de Bordeaux, que nous avions rendez-vous pour une expérience de tir hors du commun ne serait-ce que du fait qu’après le tir sur cible nous aurions droit à une mise en pratique directe … mais hors enclos !
Après avoir été accueillis par Lilian Camalet, le représentant de la société 4 Stable Stick, nous avons très vite été remis entre les mains expertes de Michel et de Pierre, les deux moniteurs de tir dont nous n’évoquerons que l’expérience professionnelle militaire, discrétion oblige. En guise d’entrée en matière et face à un parterre très hétéroclite composé de guides de chasse, de chasseurs lambda et même d’une jeune chasseresse allemande, nos maîtres n’y vont pas avec le dos de la cuillère : « Aujourd’hui il n’y a qu’un mot qui compte, la sécurité ! ». Et pour être précis (sans mauvais jeu de mot), nous dirons même 4 fois sécurité, puisque d’emblée nous sommes rappelés aux bons souvenirs du permis de chasser :

Une arme doit toujours être considérée comme chargée
Ne jamais pointer l’arme ailleurs que vers la cible ou vers le ciel
Garder l’index hors de la détente tant que la visée n’est pas sur l’objectif
Identifier son objectif et son environnement avant le tir

Une fois le décor planté, chaque stagiaire est invité à tirer en binôme 3 balles sur une cible à 25m. Oui 25m, car il s’agit avant tout de voir si le tireur est en mesure de grouper ses balles. Après chaque séance de 3 tirs où les membres des binômes se surveillent mutuellement, on rentre dans la phase d’analyse des tirs de chacun et enfin des premiers conseils avec documents didactiques à l’appui. C’est ainsi que l’on apprend, par exemple, qu’en termes de tir fichant le chasseur ignore bien souvent où va sa balle. Sur un terrain plat, une balle tirée sur un cerf par un chasseur d’1.6m debout ira s’enterrer à 78m derrière l’animal. Puis on attaque les fondamentaux du tir et plus précisément ce que les instructeurs appellent la séquence de tir – position du tireur, prise en mains de l’arme, respiration et prise de visée. Après quelques exercices à blanc, on reprend une série de 3 tirs avec appui sur les cannes 4 Stable Stick, mais cette fois-ci à 50, puis 100, puis 200 mètres.

Entre chaque série, les tireurs se retrouvent avec les moniteurs face aux cibles et l’analyse permet de corriger les erreurs de chacun, puis les corps se reposent tandis que les cerveaux cogitent sur les notions d’optique, de balistique initiale, intermédiaire et terminale, de zone létale selon les gibiers, de prise de visée, bref de tout ce qui fait la différence entre un tir aléatoire et un tir létal. Certes les sujets abordés sont sérieux, mais la séance se déroule dans une ambiance absolument conviviale et chacun progresse à son rythme, sous l’œil attentif et empathique des instructeurs toujours présents pour corriger la position d’un doigt sur la détente, d’une respiration trop saccadée, etc …

Après le déjeuner vient le moment de vérité, avec un « parcours de chasse » et ses tirs sur cibles électroniques grandeur nature, à distances aléatoires. Une petite heure qui permet de se mettre en confiance avant le saut dans le grand bain et la séance de tirs à 300m. Alors que 6 heures auparavant, seul un chasseur du groupe avait eu l’occasion de tirer jusqu’à 300m, en fin d’après-midi, tous les participants ont réussi un groupement létal à 300m, car c’était bien là l’objectif – être capable de tuer à coup sûr un animal à cette distance, pas de placer 3 balles dans un pot de yaourt à 300m. C’est bien là que réside tout l’intérêt de cette formation orientée 100% chasse et non tir sportif.

D’ailleurs dès le lendemain nous étions tous dans le Gers, en compagnie des guides Actéon Sud France pour une approche au brocard et une mise en pratique des acquis du jour précédent. Nous avons accompagné Kerstin, la jeune allemande qui découvrait le tir sur canne, l’approche et la région. Après une sortie matinale infructueuse, la soirée fut couronnée de succès et quel succès ! Dans les dernières lueurs du jour, un joli six fut aperçu à plusieurs centaines de mètres et après une approche des plus palpitantes, il tomba sous une balle parfaitement placée au défaut de l’épaule, avec une décontraction digne d’un chasseur expérimenté. Les autres chasseurs n’en firent pas moins, avec 100% de réussite, pour un ratio 1 balle / 1 gibier.
L’académie 4 Stable Stick avait fait son effet : séquence de tir acquise = gibier acquis … dans les règles de l’art !

4 Stable Stick / Actéon Sud France – L’union fait la force
Rencontre avec Lilian Camalet (4 Stable Stick) et Julien Blanc (Actéon Sud France), l’occasion de faire le point sur un projet unique en Europe.

Lilian Camalet
RNC – Après avoir lancé « L’Académie 4 Stable Stick » en 2016, vous voilà déjà engagé dans la prochaine étape. Quelles sont vos motivations ?
LC – L’objectif de L’Académie est celui que 4 Stable Sticks défends depuis sa création : Améliorer facilement ses performances de tir à la chasse. Certes la canne apporte la meilleure stabilité pour l’arme, mais d’autres éléments sont importants pour réussir un tir. La rencontre avec des professionnels du tir issus du monde militaire, a été le déclencheur de ce projet et de notre slogan : réussir un tir, n’est pas un but mais une conséquence !
Très vite nous avons élargi notre discours en abordant l’ensemble des fondamentaux du tir à savoir : comment marche notre matériel (carabine, optique, munition) et surtout comment s’en servir de façon sûre pour soi et son environnement.
L’innovation est notre moteur depuis plus de 5 ans maintenant. Le lancement de l’Académie en 2016 a été une nouvelle étape et une innovation majeure dans le monde de la chasse. La première année a été marquée par le succès de la formule, puis la collaboration avec Actéon s’est faite naturellement. L’association Académie + chasse permet d’offrir la mise en pratique de la formation, c’est à dire valider les acquis sur le terrain.
RNC – Concilier cours de tir et chasse c’est une première en Europe non ?

LC – Quelques guides de chasse exigent de leurs clients un passage obligatoire au stand, pour vérifier le matériel et les aptitudes du chasseur. En Allemagne, la chasse dans les forêts domaniales est obligatoirement précédée d’un passage au stand, mais en effet à notre connaissance aucune offre équivalente n’existe en Europe. Sur les premiers groupes de chasseurs, le rapport nombre de balles tirées / animaux tués a été modifié de façon considérable. Nous approchons un ratio de 1/1.

RNC – A quand une formation au tir de battue ?
LC – La battue est le mode de chasse le plus pratiqué en France. Les bases dispensées lors du premier module, sont communes au tir d’approche et au tir de battue. Celles-ci vous permettent d’entamer l’amélioration de votre tir en battue, mais nous réfléchissons déjà à des modules spécifiques.

Julien Blanc
RNC – Après le tourisme pur et dur, Actéon se lance dans la formation. Pourquoi ?
JB – Tout d’abord, je pense que c’est une histoire d’hommes, de rencontre, qui a permis d’améliorer une formation qui existait déjà depuis un an. En apportant nos compétences de guides de chasse, nous avons ajouté le volet pratique à la théorie. J’espère que ça apportera le petit plus, qui motivera les chasseurs. La formation, je dis toujours oui, car elle permet de ne pas camper sur ses acquis et d’améliorer ses compétences surtout quand on parle de tir.
RNC – Avez-vous ressenti une demande auprès de vos clients chasseurs à l’approche ?
JB – Aujourd’hui les chasseurs à l’approche on la possibilité de se suréquiper et ne savent pas forcement mettre correctement en pratique l’utilisation de leurs instruments. A qui la faute ? Il ne m’appartient pas d’en juger, mais oui j’ai remarqué un besoin croissant de nos clients chasseurs, qui cherchent à se former sur l’utilisation du matériel afin de pouvoir le maitriser correctement. On ne peut que les en féliciter !
RNC – Peut-on envisager l’avènement d’une formation obligatoire avant tout séjour de chasse ?
JB – Je pense que nous ne sommes pas en mesure de pouvoir rendre obligatoire une formation sur chaque séjour, mais nous réfléchissons de plus en plus à créer un stand de tir à proximité de nos zones de chasse, afin de vérifier le réglage des armes qui est malheureusement très souvent aléatoire. C’est le minimum que l’on puisse exiger d’un point de vue éthique, mais aussi afin que le guide et son client soit en parfaite confiance.

1 académie, 2 partenaires, 4 formules
L’académie de tir constitue un socle commun, mais pour la chasse les clients ont le choix entre quatre formules distinctes. Le tarif proposé est « All inclusive» entre le début et la fin du stage, soit 3 jours et 3 nuits, en pension complète, taxes de tir incluses. Pour le stage mouflon et isard, le stage comporte 4 jours et 4 nuits. Dans tous les cas, une visite de cave Armagnac ou chez un producteur de foie gras est incluse.
Formule 1 : académie + 4 chevrettes / chevrillards à l’approche 1699,- €
Formule 2 : académie + 1 brocard et 3 chevrettes / chevrillards à l’approche 1899,- €
Formule 3 : académie + 1 isard ou 1 mouflon à l’approche 2999,- €
Formule 4 : académie + 1 cerf à l’approche 3200,- €
Possibilité de privatisation du stage sur demande.
Contact :
Lilian Camalet : 06 84 82 12 51 / camalet@4stablestick.fr

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