Le mois d’octobre venait de débuter et j’ai pris la direction des Hautes Pyrénées française pour un séjour d’approche dans le but de réaliser l’un de mes rêves, un cerf.

Pour ceux qui n’ont pas la chance de connaitre ce lieu, je peux vous dire qu’il est l’un des plus beaux endroits en France pour réaliser ce rêve, mon rêve. Je rejoins mon guide ainsi que deux amis et nous voilà partis dans les hauteurs pour 3 jours de chasse.

Dès les premières lueurs du jour, nos Leica Geovid sont très utiles car elles permettent de retranscrire dans les moindres détails ce que la nature nous offre. Nous arrivons alors à observer quelques animaux, des biches mais aussi un isard.

C’est l’époque du brame et le son résonne dans toute la vallée, c’est juste magnifique. Il nous faudra attendre quelques minutes pour apercevoir le roi de la fôret, mais quel spectacle ! Il n’y a pas loin de 12 cerfs qui sont autour de nous. Le plus proche d’entre eux, c’est un 10 cors, il se trouve à 1328m. La précision des Geovid est remarquable, même à une telle distance.

Les jours passent et ils ne se ressemblent pas mais je n’ai toujours pas eu d’opportunité de tir. Pourtant, ce n’est pas le gibier qui manque ici, en quatre sorties nous avons vu pas loin de 80 animaux mais les conditions n’étaient pas optimales pour réaliser un tir parfait.

C’est déjà mon dernier jour ici, dans la vallée de la Barousse, et il me reste une chance, une seule chance pour réaliser l’un des rêves qui me mène depuis de nombreuses années. Nous prenons la route, direction un versant que nous n’avons pas encore exploré, j’espère que cela nous portera chance.

1250 mètres… Il est là, avec 3 biches. Mon guide installe sa Leica Apo-Televid ce qui lui permet d’avoir un grossissement x50, idéale pour l’indentification du cerf. Il est 17h30, nous partons à sa recherche. Une heure plus tard nous arrivons sur place, on espère qu’il est encore là… Le jour commence à tomber mais les Geovid sont là pour améliorer notre vision crépusculaire. Soudain une vague de brouillard vient envahir la vallée, elle nous permet alors de finaliser notre approche. Cependant, elle est tellement épaisse que le dernier arbre visible se trouve à 22m d’après mon télémètre. (Les Geovid sont là aussi d’une grande utilité, elles nous donnent la possibilité de combiner à la fois jumelles et télémètre et c’est très appréciable, surtout dans de telles conditions).

Les minutes passent… Le brouillard reste… Je regarde désespérément mon guide car on vient d’entendre du bruit, il pense à des sangliers. Je regarde sur ma droite et là, un jeune cerf s’approche. J’ai juste le temps de me concentrer à travers ma Magnus 1.8-12×50, et dès l’autorisation de mon guide je réalise un tir qui lui sera fatale. Je viens de réaliser mon rêve, celui de réaliser mon premier cerf à l’approche.

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